21 Floripèdes – 12km – 330m
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Photos Alos(81) le 17.12.24 de MarieMartine, Christiane, Yves, Francis et Michel Bl. – menée par Pierre
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CR de Claudine – Proupiary – 12 déc. 2024 – menée par Solange
19 km – 450 m dénivelé – 5h – 15 Floripèdes
Ce matin nous sommes 15 Floripèdes à partir dès 8 h du matin de Proupiary petite commune de 66 habitants située à l’ouest du département de la Haute Garonne.
Il fait beau mais la température avoisine les zéros degrés et nous sommes vite récompensés par une magnifique vue sur la chaîne des Pyrénées enneigée et éclairée par les toutes premières lumières de l’aube.
Nous sommes sur le chemin de Nankin qui retrace l’histoire du sol et du sous-sol de cette petite région géologique qui porte le nom de Petites Pyrénées. Ce secteur avait en 1945 l’allure d’un champ pétrolifère et c’est ici que commença l’activité énergétique française (extraction de gaz et pétrole, bien que minime à cet endroit).
Nous sommes apaisés de quitter une meute de chiens s’entrainant probablement pour de futures chasses et assez mal maitrisée par leur éleveur qui leur court après, fusil en bandoulière…
Très vite nous arrivons à la grange cistercienne de la Peyrère, aux jolies pierres dorées, qui a été classée monument historique en 1995 et qui dépendait de l’abbaye de Bonnefont que nous atteignons un peu plus tard.
L’abbaye de Bonnefont a été fondée en 1136 ; elle est la première abbaye cistercienne du Comminges fondée par des moines venus de Lorraine, elle va devenir un centre économique, culturel et religieux.
A la révolution elle est vendue comme bien national ; puis au XIX ème elle est démantelée pierre par pierre et ses éléments seront vendus dans la région et même jusqu’aux Etats- Unis. Il n’en reste que des vestiges :la porterie, le bâtiment des convers, le lavabo, les vestiges au sol de l’église abbatiale, du cloître, de la salle capitulaire et quelques gisants. Les comtes du Comminges y faisaient le lieu de leur dernière demeure.
De 1930 à 1970 c’est une ferme agricole ; puis elle est reprise par des associations qui en assurent la sauvegarde et la restauration.
Elle est inscrite aux monuments historiques en 1984 puis en 2010 elle trouve un nouvel essor avec des animations tout au long de l’été.
Nous quittons le chemin de Nankin que nous retrouverons plus tard pour emprunter vers le Nord le sentier des pierres sèches. A Auzas nous nous arrêtons devant la fresque de Norbert Casteret. Norbert et Elisabeth Casteret, célèbre couple de spéléologues a notamment découvert les sources de la Garonne grâce à la fluorescéine. Ils ont vécu dans ce village et y sont enterrés.
C’est à Auzas que nous pique-niquerons au centre du village.
Avant de quitter Auzas nous regardons à travers les grilles de l’église St Félix et certains diront même « que l’intérieur est presque comme celui de Notre – Dame » !
Nos pas nous ramèneront sur le chemin de Nankin après avoir fait dans la journée 2 petites extensions à la terre très « attachante » qui nous permettent de ne pas arriver trop tôt « chez Kiki » bar de St Martory où le patron nous accueille chaleureusement.
Merci à Solange, notre guide du jour, qui nous a permis de faire cette très belle randonnée à une distance raisonnable de Toulouse et avec de si belles vues sur nos Pyrénées.
Claudine
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Photos Proupiary 31 le 12.12.24 de Michel, Solange, Patrice
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Animatrice: Solange
15 Floris
19 Km 455m 5h
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Photos Auzeville(31) le 10.12.24 de Christiane et Michel Bl.
Animateur : Pierre
17 Floripèdes – 7.5km – 130m
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CR de Jean Michel – Laurac(11) le 05 décembre 2024 – menée par René
CR de Jean-Michel – Laurac par Laurabuc (Aude) – le 5/12/2024 – menée par René.
Une pointe du jour rougissante accueille 15 Floripèdes (8 comtesses, 7 sénéchaux) sur le parking situé en contrebas de Laurabuc. Plus précisément au calvaire, qui est une étape sur le sentier des collines du vent, un linéaire de 48 km qui joint Fanjeaux à Avignonet-Lauragais. Très joueur, René, le guide du jour qui ne craint aucune motion de censure…, nous promet Laurac, et…nous fait démarrer à Laurabuc. Bref, il a très bien réussi son coup avec son brouillage de pistes. En effet, d’aucuns cherchent le truc, certains flairent le bug, d’autres encore s’imaginent rallier Laurac en bus…!
De plus, et c’est assez inédit, il décide de commencer la journée par un chemin de croix…C’est donc en procession sur le chemin de l’espérance, avec (ou sans) passion, que nous grimpons au milieu des pins et des chênes verts. Nous effectuons quelques stations…, afin d’admirer une lumière rasante et jaune qui éclaire la douce pierre des maisons alentours. Le spectacle est grandiose. Peu après, l’arrière-garde admire trois magnifiques chevreuils mâles, à l’arrière train décoré par une zone de poils blanche en forme de haricot (sachant que pour la femelle la tache blanche est en forme de cœur).
Nous empruntons de beaux chemins enherbés qui nous conduisent à la terre promise… par le guide. Le village de Laurac le Grand, qui a donné son nom au Lauragais, présente le plan circulaire d’un castrum type avec des ruelles entourant l’église qui occupe le point le plus haut. C’est le plus beau castrum cathare du coin. Cette église (fermée pour cause de travaux) est gigantesque. Il s’agit d’un bâtiment prestigieux de la Reconquête catholique comme à Fanjeaux, Saint Félix ou Avignonet. Celui-ci occupe vraisemblablement l’emplacement du château du XIIème siècle aujourd’hui disparu.
Au début du XIIIème siècle, la seigneurie de Laurac est très puissante. Elle a, à sa tête, Aimery de Laurac et de Montréal, l’un des seigneurs les plus importants de la région. En 1211, le terrible Simon de Montfort s’empare du village qui abritait des communautés cathares. Plus tard, Catherine de Médicis (née en 1519 à Florence et morte en 1589 à Blois) hérite du comté qu’elle érige en Sénéchaussée Ducale en 1551, puis en Sénéchaussée Royale.
Quelques curiosités sont à découvrir dans ce village, parmi elles, on peut citer, outre l’église Saint Laurent du XIIIème siècle, la Porte Saliège qui gardait l’une des entrées du village, un mur très ancien appelé « le mur de Blanche », portant le souvenir pathétique de Blanche de Laurac, seigneuresse du lieu et haute figure du catharisme Lauragais, quelques restes de remparts, les silos à grain du moyen-âge…Dans les archives, est également mentionné le Pech de Malemort où se dressaient trois gibets, car le seigneur de Laurac disposait des droits de justice, haute et basse.
Sous la protection de la légion…, nous quittons ce très beau village par des chemins enherbés de toute beauté, mais cela ne dure pas. En effet, à Trabalo, le guide, qui décidément s’amuse beaucoup, nous fait emprunter un court sentier qui nous oblige à lever haut nos pieds afin de pouvoir éviter de nombreuses ronces particulièrement traîtres. Dans une grimpette, nous croisons un groupe de randonneurs de Montréal, identique au nôtre : la même tchatche et le même accent. Il est composé uniquement de… jeunes !
A l’orée du bois, nous sommes face à un panorama remarquable, avec au loin le village de Villasavary, le Bugarach et le Pic de Madres (2468 m). Ce dernier, qui est le point culminant du département de l’Aude, est manifestement bien connu des montagnards du groupe. Peu après, tout en haut de la crête, nous avons le bonheur d’observer d’un côté, une très grande partie de la chaîne des Pyrénées enneigée (l’hiver serait-il arrivé ?), et de l’autre la baillie, visitée ce matin, ramassée autour de son église. Nous voilà au Puy de Faucher, un ancien pilori. On y apprend qu’au moyen âge, les justiciables étaient ici condamnés au fouet, au carcan (collier métallique placé autour du cou, ou dispositif en bois avec des trous pour la tête et les mains, aux fins d’exposition), aux galères ou à la mort.
En ce qui nous concerne, ce n’est pas la galère ! Nous sommes éloignés du carcan familial, normalement les colliers de ces dames sont loin d’être des instruments de torture et, comme selon le dicton, il ne sert à rien de fouetter l’âne affamé…, le guide magnanime nous condamne simplement à un sympathique arrêt casse-croûte. Pour cela, il nous propose un talus ensoleillé, à l’abri du vent avec une vue imprenable sur Laurac, la plaine Audoise avec au loin la montagne noire.
Lors du redémarrage qui suit le dessert, le Cers sert à nous faire descendre plus vite sur une piste verte et agréable. Nous arrivons très rapidement à Laurabuc (et non pas à Balaruc, comme a pu le dire l’une d’entre nous). Nous entrons dans l’Église saint pierre saint Paul, au plafond en mauvais état. Une paroissienne, qui restaure les statues, nous indique que, même si nous sommes sous la protection du tout puissant, la chute de morceaux de plâtre sur notre tête est du domaine du possible. Elle nous explique par ailleurs qu’il s’agit d’un ancien château transformé en église. Sous le chœur, il y a une crypte avec un magnifique tableau (représentant trois apôtres) qui aurait besoin d’être restauré.
Après avoir déambulé dans ce minuscule hameau aux rues portant des noms pas très compliqués à retenir (rue de la prison, rue du moulin, rue de la mairie, rue de la beauté…), c’est en beauté que nous terminons notre magnifique rando de 18 km, pour un dénivelé de 450m. Toutes nos félicitations à notre guide qui a composé de toutes pièces cet itinéraire, en compagnie de sa dame. De plus, il ne s’est jamais trompé, alors qu’il n’y avait pratiquement aucun repère le long du parcours. Ce dernier point est quand même un comble, car nous avions aujourd’hui la chance d’avoir parmi nous l’équipe « balisage » au grand complet. Un pot dans l’autre capitale du cassoulet permet de conclure cette très belle journée.
Pour terminer, revenons un instant à Catherine de Médicis, notre Comtesse de Lauragais. Voici un extrait de l’éloge funèbre de cette grande figure du XVIème siècle et du royaume de France (associée toutefois à une légende noire) : « Humiliez vos cœurs devant Dieu, vous qui êtes Français, reconnaissez que vous avez perdu la plus grande reine en vertu, la plus noble en race et génération, la plus excellente en honneur, la plus chaste entre toutes les femmes, la plus prudente en son administration, la plus douce en sa conversation, la plus affable et la plus bénigne à tous ceux qui ont voulu l’aborder, la plus humble et la plus charitable envers ses enfants, la plus obéissante à son mari… ». Mais, tout ceci ne saurait faire oublier sa citation la plus célèbre : « La première leçon que j’ai apprise a été de ne jamais attendre le secours d’un homme ».
Jean-Michel
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Photos Laurac(11) le 05.12.2024 de Patrice
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Animateur : René
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Photos Canal du midi Ayguevives le 03.12.24 de Christiane,Michel Bl. et Francis
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17 Floripedes, 7,5 km et 150m de dénivelé.
Temps clément, pas de pluie.animateur : Michel Bl.
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Photos Burlat 81 le 28.11.24 de Michel et Solange
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Animatrice : Christine
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CR de Jean-Michel-Les hauts de Burlats (81) le 28 novembre 2024 menée par Christine B.
CR de Jean-Michel – Les hauts de Burlats (81) – le 28 novembre 2024 – menée par Christine B.Implanté à la lisière occidentale des montagnes du Sidobre, le village de Burlats a connu sa période de gloire au XIIème siècle lorsque le seigneur direct, le vicomte de Trencavel, aimait y séjourner. Au XIVème siècle, le prieuré est élevé en collégiale, mais les bâtiments monastiques sont ravagés pendant les guerres de Religion et les chanoines se réfugient définitivement à Lautrec à la fin du XVIème siècle.
Ce village possède effectivement une histoire riche qui remonte au Moyen Âge. Au cœur du pays cathare, c’était un lieu de commerce et de communauté florissant, connu pour sa pierre de construction exceptionnelle. Les vestiges médiévaux, notamment l’imposant château et l’enceinte fortifiée, témoignent de l’importance stratégique et économique de ce village durant cette période. La comtesse Adélaïde, connue pour sa beauté et sa sagesse, a également marqué l’histoire de Burlats. Elle est encore célébrée dans les légendes locales.
Il est vrai que les récits d’Adélaïde de Burlats, parfois appelée la Dame de Burlats, alimentent le folklore local avec des histoires de bravoure et de romance. Selon la légende, elle aurait secouru son chevalier capturé en utilisant son intelligence et son courage. Elle fut (oui messieurs les randonneurs…) l’une des premières femmes « libérées », et a marqué son temps à la fin du XIIème siècle, une période où les grands seigneurs se disputaient les terres du Sud. Indépendante malgré ses charges – fille du comte Raimond V et de Constance de France, épouse du vicomte de Carcassonne Roger II, elle était la protectrice des troubadours et vécut des aventures romantiques…
Sur le pont sur l’Agout, proche du pavillon d’Adélaïde, du XIIème siècle, 19 Floripèdes (11 comtesses romantiques, 8 troubadours sentimentaux) se réchauffent, comme ils peuvent, dans une douce fraîcheur. Très attentive au bien-être de la troupe, Christine, la guide du jour, nous annonce le programme de la journée et les consignes à respecter, puis nous lance sur une longue piste, bien plate, pour un échauffement sympa au milieu de courageuses jeunes personnes effectuant leur footing matinal.
Arrivés au village des Salvages, un Ginkgo Biloba aux feuilles d’or attire l’attention de tout le monde par sa beauté. Peu après, un raidillon, nous oblige à un déshabillage intense, et nous conduit tout droit vers la nature sauvage. Tout en bas, la plaine est comme baignée de brumes d’où émerge la montagne noire. Très vite, nous sommes face à une véritable symphonie de couleurs. Les arbres se parent de teintes, vertes, marron, rouges, dorées, ocres. Nous avons la sensation d’être dans un véritable tableau vivant. Cette palette automnale, nous offre un contraste saisissant entre la force de la nature et la délicatesse des feuilles qui tombent. C’est un peu comme si nous étions invités à une escapade hors du temps, à la découverte de paysages enchanteurs.
Alors que les clochers se répondent d’une vallée à l’autre en sonnant midi, nous nous arrêtons, à mi-côte, sous des pins, afin de profiter du moment du casse-croûte, bien installés sur un tapis confortable d’aiguilles de pins (c’est assez logique). Les plus favorisés s’adossent au tronc de ces arbres. Avec un soleil d’été, sous le ciel très bleu de la montagne noire, on a presque l’impression d’être à la plage. C’est peut-être pour cela que quelques « Adélaïdes libérées » se mettent à fantasmer en évoquant l’exposition Caillebotte, et notamment les tableaux qui montrent la nudité masculine dans sa plus simple expression, sans les artifices mythologiques ou héroïques. Sans doute déçus que l’on ne pense pas à eux, alors qu’ils ont des corps de rêve…, les troubadours du jour ne trouvant aucun intérêt à cette discussion (où ils n’ont pas le beau rôle), préfèrent piquer une sieste.
Après ces conversations de haut niveau intellectuel…, le redémarrage s’effectue dans une chênaie, pour les déchaînées et les autres. Nous évoluons maintenant à l’ombre et c’est tant mieux car la chaleur automnale monte d’un cran. Plus loin, nous sommes intrigués par plusieurs panneaux indiquant la présence de l’académie de la voie de l’expansion, un lieu de transformation et d’évolution ! Certains d’entre nous regardent cela avec… dédain, pendant que d’autres, tournant le dos à cette académie, préfèrent observer, de l’autre côté de la route, un parc avec… des daims.
Une très longue descente dans une châtaigneraie nous oblige à être prudents car le sol est fait de rochers quelquefois glissants. Arrivés tout en bas, au bord de l’Agout, où se reflètent les feuillages des arbres pourpres ou or, un sentier bucolique nous conduit jusqu’à Burlats. Nous admirons, la porte de la Bistoure, le moulin, l’église Saint Pierre et surtout le pavillon d’Adélaïde, avant d’aller prendre un pot en terrasse, sous un soleil déclinant.
Les chiffres du jour sont portés à la connaissance de la troupe, soit 19,5 km pour 480 m de dénivelé. Une salve d’applaudissements vient récompenser le sans faute de la guide Christine qui, avec doigté et bienveillance a su faire apprécier au groupe (important aujourd’hui) une très belle rando aux magnifiques couleurs automnales. En effet, nous avons, grâce à elle, pu partager le ressenti de Guy de Maupassant lorsqu’il écrivait ces lignes remarquables : « L’automne, l’automne merveilleux, mêlait son or et sa pourpre aux dernières verdures restées vives, comme si des gouttes de soleil fondu avaient coulé du ciel dans l’épaisseur des bois ».
Jean-Michel
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