• Photos Latrape 31 le 01.04.25 de Marie Martine

    21 Floripèdes 10km 125m

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    Animatrice : Marie Martine

  • CR de Jean-Michel – Lieurac (Ariège) – le 27/03/2025 – menée par René.

    CR de Jean-Michel – Lieurac (Ariège) – le 27/03/2025 – menée par René.

    Dominé par la silhouette altière du Pog de Montségur et le massif de Tabe, irrigué par de nombreux ruisseaux et rivières (Hers, Touyre, Douctouyre…), recouvert de forêts profondes, le Pays d’Olmes s’offre à nous comme un résumé d’histoire et de géographie incomparable. Plus qu’ailleurs peut-être, l’histoire a ici façonné les paysages au point que l’on ne sait plus très bien qui de l’homme ou de la nature semble prendre le dessus.

    Arrivés sur le parking enherbé situé à la sortie de Lieurac, le bruit de la rivière la Douctouyre couvre les discussions qui vont déjà bon train. Nous sommes 9 Floripèdes (4 patineuses, 5 cascadeurs) à nous équiper sous un manteau nuageux un peu épais, mais guère menaçant. Peu après le départ effectué sous les ordres de René, nous arrivons au Lieu-dit la Fount del Buc où se situe un jardin extraordinaire, fermé en ce moment. Toutefois, différentes statues en bois, des légumes oubliés qui pendent aux branches des arbres, activent notre imagination et interrogent notre sens artistique, alors que 9h sonne au clocher voisin de Carla de Roquefort.

    A Moulin Neuf, nous empruntons le « rapaillou de la Caragasse », puis un sentier en forêt un peu boueux (ce n’est que le début). Rapidement, nous voilà à Roquefort les cascades. Mais qu’est ce qui a bien pu façonner ces impressionnantes cascades d’une trentaine de mètres de hauteur ? Et pourquoi la roche qui les compose est-elle aussi légère ? L’ensemble est, en fait, le résultat de phénomènes chimiques qui favorisent des dépôts de calcaire sur la végétation. Les cascades sont alimentées par les eaux de la Turasse qui regorgent de cette substance minérale (le calcaire). Les projections des chutes d’eau se déposent sur les mousses et les morceaux de bois et forment une croûte de couleur blanche ou beige. La dégradation des végétaux laisse progressivement place à de multiples petits trous et donne à la roche sa texture poreuse rappelant celle d’une éponge. On appelle cela le tuf et on parle de cascade tufière.

    Après avoir longuement admiré cette curiosité géologique naturelle, dont la particularité tient au fait que les eaux sont non seulement chargées en gaz carbonique, mais aussi en sulfate de par leur proximité avec des formations de gypse, nous prenons la direction de Bac d’en Haut. Le sentier ressemble au lit d’un petit ruisseau et nous n’avons pas d’autre option que de bien étudier où nous posons nos pieds. Lorsque, plus loin, le chemin se transforme en torrent, le guide prévenant  trouve une solution qui nous permet de garder les pieds au sec afin de rejoindre le GR du Pays d’Olmes. A Tanière, comme il est midi, nous nous installons pour  le pique-nique, peu après la sortie du village, sur un petit muret sympathique.

    Le redémarrage s’effectue sur un chemin toujours aussi boueux…Nous faisons une halte à la petite église de Cazal entourée de cyprès majestueux. Ensuite, nous traversons le village d’Ilhat et ses drôles de figurines composées à partir de pots de fleurs. La longue côte qui suit, est particulièrement exigeante, mais en haut, la vue dégagée est une belle récompense.

    Soudain, dans la descente, nous pataugeons dans une boue incroyable. De plus, le bourbier est bordé, de chaque côté par une forêt impénétrable. Aucune échappatoire possible. Plop, plop et replop… tel est le bruit fait par nos chaussures maculées de boue. Bref, chacun essaie de rester, tant bien que mal… debout. Christine B, qui ne manque pas d’humour, précise que dans notre malheur nous avons de la chance car, dans le bois de Mouillet…, il aurait pu pleuvoir ! Quant à sa sœurette, elle se prend subitement pour Jane Birkin et se met à chanter : « la gadoue, la gadoue… ». Bouh, bouh…s’exclament ses copains et copines, car naturellement elle chante faux !

    Arrivés à Lieurac, le rusé René, nous propose un beau chemin enherbé qui nous conduit tout droit à un lavoir, ce qui nous permet d’enlever les kilos de boue accumulés sur les chaussures et les bâtons. Un peu plus tard, nous nous arrêtons à Pamiers, afin de nous remettre de nos émotions et déguster une boisson offerte par Geneviève D (merci à elle). En clair, une bien belle randonnée de 17 km, pour 600 mètres de dénivelé, menée de main de maître par René, qui reçoit des applaudissements mérités de toute  la troupe. Nous avons été des privilégiés de pouvoir admirer les cascades de Roquefort avec ce débit d’eau exceptionnel. Il arrive que certains lieux, comme celui-ci, procurent le sentiment de franchir une frontière invisible qui laisse derrière elle le monde profane de la vie courante, pour entrer dans l’univers de la beauté.
    Jean-Michel
  • Photos Plateau de Beille 09 le 27.03.25 de Patrice, Michel

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    Animateur; Joel

    6 floris

    13km 350m 4H30

    Neige abondante, station fermée , brouillard , +/- 2°

  • Photos Fanjeaux (11) le 25.03.25 de Michel Bl. et Francis

    14 Floripedes, 14,5 km et 340 m de dénivelé.
    Temps clément. Pas une goutte de pluie.
    Arrêt à Villasavary au retour pour acheter les premières asperges de la région.

    Animateur : Michel Bl.

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  • Photos Poucharramet (31) le 18.03.25 de Georges

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    Animateur : René

  • Photos Tourtouse 09 le 20.03.25 de Michel

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    Animatrice Christine

    13 Floris

    18km 700M 5H15

  • Photos ST Antonin Noble Val 82 le 13.03.25 de Michel

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    Animateur: Bernard

    9 floris 19km 575 m 5h45

  • Photos Saveres(31) 11.03.25 de Georges

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    animatrice : Marie Jo

  • Photos Dalmiatte 81 du 6.03.25 de Patrice, MB

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    Animateur: JM.Bru

    13 floris

  • CR de Jean-Michel – Damiatte (Tarn) – le 6/03/2025 – menée par JM.

    CR de Jean-Michel – Damiatte (Tarn) – le 6/03/2025 – menée par JM.

    Le village de Damiatte a été fondé en 1295 par Jean de Montfort (seigneur de Castres-en-Albigeois de 1270 à 1300), afin de regrouper  les hommes de sa terre d’Albigeois. Cette bastide a pour origine Damiette, ville et port d’Egypte, connu grâce aux Croisades, que l’on écrivait Damiatta au XIII° siècle. À la suite d’un vœu, Louis IX, dit Saint Louis, décide de reprendre aux Infidèles le tombeau du Christ. Embarqué à Aigues-Mortes en 1248, il se dirige vers l’Égypte, dans l’intention de vaincre d’abord les musulmans du Caire et de gagner ensuite la Palestine. La flotte arrive en vue de Damiette. Sitôt débarqués, les Français envahissent la ville (le 6 juin 1249).

    L’expédition du jour à Damiatte relève d’une ambition beaucoup plus mesurée… Un vent de liberté nous a poussés vers ces horizons boisés où  nous espérons juste prendre l’air et recueillir quelques miettes de bien-être. Nous sommes 13 Floripèdes (8 biches, 5 perdreaux) sur le parking proche de la mairie, avec un vent qui décoiffe. Après avoir donné les principales caractéristiques de la rando du jour, un petit nouveau dans la fonction d’animateur met tout le monde sur les rails, en traversant un passage à niveau. Le type est assez sympathique, mais jusque-là, on le savait davantage capable de tenir la plume (encore que…) plutôt que la boussole !

    Après avoir dépassé le panneau indiquant « sentier de la capelle, 20 kilomètres, 5 heures », nous longeons le plan d’eau Saint Charles. Arrivés au carpodrome, les discussions redoublent. Personne n’a l’intention de rester muet comme une carpe en cet endroit, comme tout le long du chemin d’ailleurs. Nous dépassons un joli pigeonnier et déambulons maintenant sur un sentier remarquable au milieu d’une chênaie qui nous emmène tout droit à la ferme de Bourias. Des figurines confectionnées à l’aide de vieux pots et autres matériaux nous interpellent un peu. En revanche, les abords soignés et fleuris de ces bâtisses forcent l’admiration.

    Plus loin, les chemins, qui nous font découvrir un paysage vallonné tacheté de gros mimosas en fleurs, sont absolument merveilleux. Dans le bois, un chevreuil  bondit sans demander son reste. Un raidillon un peu sévère nous amène à Bel air. Ici pas de soucis de ventilation ou d’air vicié. On ne risque pas de moisir ou de sentir le renfermé diront quelques Floripèdes blagueurs. Quelques élégantes vont tenter de se cramponner à leur chapeau, afin de limiter les dégâts sur leur mise en plis. Le guide précise que s’il se plie aux volontés de ses dames, pour autant, le remboursement des frais de coiffure ne sera pas de mise.

    Sur les conseils de Pierre D, le grand spécialiste de l’improvisation (voir épisode précédent), l’animateur stagiaire propose, démocratiquement, une petite variante pleine de charme, afin de se rendre à l’église de la capelle. Peu après, nous nous arrêtons longuement afin d’admirer un pigeonnier en tous points remarquable posé sur quatre piliers, la caisse repose sur quatre poutres en chêne, elles-mêmes en appui direct sans fixation sur les piliers. Même les piliers des Floripèdes (qui en ont vu d’autres), sont impressionnés.

    Arrivés à En Auriol, l’apprenti guide ne fait pas le mariole. En effet, il a tout misé sur cet endroit pour la pause casse-croute. Il trouve que le lieu est accueillant, mais ne sait pas si ses congénères vont  eux aussi apprécier. Finalement, le « jeunot » évitera d’être jeté à l’eau, car le talus ensoleillé, avec vue sur un plan d’eau où les canards cancanent, fait l’unanimité. A la fin du repas, René à l’amabilité de dispenser, à qui veut bien l’entendre, un cours magistral sur les bases de la lecture d’une carte IGN et l’utilisation de la boussole tous azimuts…! Deux petits moineaux de l’année sont particulièrement attentifs aux explications fournies.

    Le redémarrage s’effectue en douceur, alors que le vent rugit de plus en plus. Les zones «à découvert» sont maintenant très redoutées. Il n’y a pas que les arbres qui souffrent, les chevelures aussi. Arrivés à Damiatte, nous dégustons une boisson (offerte par un aspirant) à l’auberge de l’Agout. Tout le monde goûte ces instants, dans ce café authentique, après avoir parcouru 21 km et 500 mètres de dénivelé. Sénèque écrivait « il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va ». Pas de problème pour nous, dès le matin, notre objectif, c’était… le bistrot !

    Jean-Michel