• CR de Jean-Michel – Villasavary (Aude) – le 11/12/2025 – menée par JM.

    CR de Jean-Michel – Villasavary (Aude) – le 11/12/2025 – menée par JM.

    Dans les textes anciens, la cité de Villasavary apparaît en 1162 sous le nom de Villa Severic pour se transformer en  Villa Savaric en 1443. Les premières traces de peuplement sur la commune datent du VIe siècle. Le Lauragais étant un pays de vent et son exploitation agricole essentiellement faite de céréales, la multiplication des moulins à vent s’étendit dans toute la région. Villasavary en compta jusqu’à douze au début du XIXème siècle. Ce village se trouve au carrefour de grands itinéraires de randonnée pédestres. Il s’agit notamment : du sentier de Grande Randonnée GR7 qui traverse la France du nord au sud sur 1467 kilomètres, du tour du Lauragais  (133 km de longueur) et du sentier d’Avignonet à Fanjeaux appelé «les Collines du Vent » (environ 50 km).

    Nous sommes 15 Floripèdes (9 belles, 6 loulous) sur le parking du stade à nous équiper. L’un d’entre nous, venu en stop…, tient absolument à être serre file. Le guide, assez clairvoyant, explique à la troupe qu’en raison des conditions météo, pour les panoramas, ce sera pour une autre fois. Comme il débute dans le métier personne n’ose grogner ou même demander le remboursement de la sortie… C’est donc dans une fantasmagorie laiteuse qui nimbe le paysage et transforme ses éléments qu’est donné le signal du départ, à 8h15. Cherchant à tout prix à faire diversion, l’animateur évoque les champs immenses de persil. Les randonneurs interloqués se demandent bien quel est l’intérêt du truc. Toutefois, en y… regardant de plus près, il s’avère que manger du persil, c’est bon pour…la vision !

    Nous abordons maintenant le joli sentier des orchidées, sans la moindre orchidée, car ce n’est pas la saison. Décidément ce guide est vraiment trop fort ! Nous effectuons une jolie grimpette qui chauffe bien les mollets. Au niveau des sens, nous pouvons utiliser l’odorat grâce à une insistante odeur de thym et aussi l’ouïe grâce aux aboiements des chiens et aux piaillements de quelques oiseaux. Pour la vue, on est de la revue. Pourtant, Oscar Wilde disait : « c’est l’incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume ».Tout en haut, nous marquons une pause. Nous devrions avoir droit à une vue à 360° absolument splendide sur les alentours. Vivaldi aurait aimé cet endroit. En effet, quatre tables d’orientation, évoquant chacune une saison, nous donnent des informations sur les paysages environnants : les collines de la Piège, le Pech de Bugarach, les sommets des Pyrénées… Face à nous se trouve un ancien oppidum, temple romain, puis cité médiévale de 3.000 habitants, aux fortifications dotées de 14 tours (détruites au cours des temps), Fanjeaux est accroché à son promontoire rocheux. Quelques paroles de terroir, touchant à la ronde des saisons, sont proposées à la lecture des visiteurs.

    Peu après, nous rencontrons un agriculteur qui joue avec son véhicule tout terrain. Il s’agit d’un berger qui garde ses moutons en compagnie d’un Patou. Info ou intox, le loup aurait attaqué son troupeau. A pas de loup, nous repartons entre chien et loup. A l’approche de Noël, il est question de menus sur les chemins (huitres, foie gras, langouste, tournedos…). C’est bien connu, le Floripède est un gourmet et un gourmand. Peu à peu le brouillard se dissipe, quelques coins de ciel bleu apparaissent. Soudain, éclairé par un rayon de soleil, nous apercevons le village de Laurac le Grand, qui a donné son nom au Lauragais et présente le plan circulaire d’un castrum type avec des ruelles entourant l’église qui occupe le point le plus haut. C’est le plus beau castrum cathare du coin. L’église est gigantesque. Il s’agit d’un bâtiment prestigieux de la Reconquête catholique comme à Fanjeaux, Saint Félix ou Avignonet. Au début du XIIIème siècle, la seigneurie de Laurac est très puissante. Elle a, à sa tête, Aimery de Laurac et de Montréal, l’un des seigneurs les plus importants de la région. En 1211, le terrible Simon de Montfort s’empare du village qui abritait des communautés cathares. Plus tard, Catherine de Médicis (née en 1519 à Florence et morte en 1589 à Blois) hérite du comté qu’elle érige en Sénéchaussée Ducale en 1551, puis en Sénéchaussée Royale.

    Comme le brouillard disparait peu à peu, le guide, très débrouillard…, propose une petite variante de façon à corser la difficulté en gagnant de l’altitude (tout est relatif). Ensuite, nous avons droit à une petite séquence émotion dans une descente afin de retrouver le sentier. Lorsque nous nous installons sur la petite place du village, les cloches sonnent à toute volée. Il est midi et le guide a gagné son pari. L’endroit est sympa et chacun trouve une place assise, soit sur un banc soit sur un petit muret.

    Lors du redémarrage, nous effectuons le tour de l’église récemment restaurée, puis nous en profitons pour découvrir quelques curiosités. Parmi elles, on peut citer la Porte Saliège qui gardait l’une des entrées du village, un mur très ancien appelé « le mur de Blanche », portant le souvenir pathétique de Blanche de Laurac (seigneuresse du lieu et haute figure du catharisme Lauragais), quelques restes de remparts, enfin des silos à grain du moyen-âge… Plus bas, nous empruntons le chemin de l’Autan, alors que le vent commence à souffler en rafales.

    Des chemins splendides, sous un soleil maintenant bien présent, nous conduisent vers une ferme équestre et un champ de lavandin. Peu après avoir dépassé Besplas, le guide nous offre une montée très sévère dans une forêt de pins et de chênes verts. A l’orée du bois, une nouvelle table d’orientation nous permet, maintenant que nous avons retrouvé une pleine vision, d’apprécier la diversité des panoramas au milieu de magnifiques cyprès et de voir si loin que l’on n’en revient pas.

    Nous apercevons Villasavary sur son rocher. Nous sommes à présent sur un très beau chemin enherbé qui se termine au bord d’une petite étendue d’eau. Le guide profite d’un regroupement pour féliciter toute la troupe car personne n’a bronché dans la matinée brumeuse. De plus, il a régné une bonne humeur ambiante qui est à souligner, enfin chacun s’est appliqué à gravir les nombreuses montées sans mot dire, ni maudire l’organisateur de la journée. Rapidement, nous retrouvons nos voitures après plus de 20km et plus de 600mètres de dénivelé. Bravo ! Ensuite, pour la troisième mi-temps, nous nous arrêtons au pub Twickenham de Castelnaudary afin de nous délecter de tonnes de gâteaux apportés par ces dames et d’une boisson chaude où fraiche. La réalité c’est ce qui reste quand le brouillard se lève.

    Jean-Michel

  • Photos rando Carboneral 81 le 27.11.25 de Patrice

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    Animateur :Pierre D

  • CR de Jean-Michel – Le Carbonéral- (Tarn) – le27/11/2025 – menée par Pierre D.

    CR de Jean-Michel – Le Carbonéral- (Tarn) – le27/11/2025 – menée par Pierre D.

    L’origine du nom du village de Labruguière, vient de : « lieu couvert de bruyères ». Il se situe dans le Tarn au pied de la Montagne noire, à la confluence du Montimont et du Thoré. En 1240, lors d’un hommage au comte de Toulouse, est mentionnée l’existence du castrum de Labruguière et il est évoqué la présence d’un château et d’une agglomération fortifiée. Après la Guerre de Cent Ans, de nombreuses constructions de maisons en pan de bois sont mises en chantier. Au XVIll ème siècle l’activité textile connait un véritable essor ce qui se traduit par l’enrichissement des fabricants et autres marchands.

    Sur le parking du domaine d’En Laure, base de loisirs proche du centre-ville de Labruguière, nous sommes 14 Floripèdes (parité parfaite) à enfiler nos chaussures avec une météo assez fraîche. Le départ est donné par notre Tarnais préféré, à 8h40. Le temps de saluer quelques pécheurs de carpes aussi courageux que nous et nous voilà au hameau des Gaux. L’ego du guide n’est pas épargné car des petits plaisantins expliquent que le balisage est tellement bien fait qu’il est impossible de prendre un mauvais chemin…Pierre est concentré sur sa carte, de plus, rusé comme il est, il n’écoute que ce qu’il veut bien entendre et préfère parler de plaisir sur le chemin de Montplaisir.

    Après une petite pause, nous arrivons à hauteur d’un panneau indiquant que nous rentrons dans la forêt domaniale de la montagne Noire où la chasse au gros gibier n’est pas autorisée le jeudi, ce qui est une plutôt bonne nouvelle. Le brouillard s’épaissit. Un rayon de soleil égaré illumine quelques arbres aux feuilles d’or dans le fond de la vallée. La forêt composée de chênes, châtaigniers, sapins et épicéas nous engloutit peu à peu. Un regroupement s’effectue dans une clairière et l’animateur  en profite pour compter son effectif, dans une brume qui fait dire à Marie-Martine : « hé bé il se lève pas bien vite ce soleil…», résumant ainsi l’opinion générale.

    Nous arrivons à 11H30 au lac de Carbonéral et l’astre solaire semble enfin en état de pouvoir l’emporter dans son dur combat contre les nuages. Immense déception, la baignade est interdite ! Ces dames, qui avaient toutes lu le reportage du Coma Pedrosa, se voyaient déjà  vivre des instants délicieux avec la réédition du bain naturel de l’apollon au corps de rêve…A défaut, n’écoutant que son bon cœur et en guise d’apéritif, le guide nous offre la visite d’un arboretum créé par des élèves d’une classe nature d’un lycée de Saint-Amans-Soult. Ceci nous permet de voyager à travers le monde et d’en savoir un peu plus sur le cyprès de l’Arizona, le chêne rouge d’Amérique, le cèdre de l’Atlas ou encore le séquoia géant (conifère pouvant atteindre 100 mètres de haut et vivre plus de 2000 ans).

    Nous nous installons sur les berges en ordre dispersé, afin d’entamer un repas froid…très froid. Bernard, en vieux routard des chemins et sur délégation du guide, veille, tout d’abord, sur notre intellect, en nous contant l’histoire des bûcherons, charbonniers, forgerons et autres verriers dans ces lieux au 19ème, et ensuite aussi sur notre taux de bon cholestérol dans le sang…avec un alcool de poire sorti de derrière les fagots. Lorsque nous levons les yeux vers les sommets, nous pouvons apercevoir les arbres recouverts de givre. La montagne noire est toute blanche.

    Le redémarrage s’effectue, toujours sur des chemins forestiers, dans un environnement glacial. Se produit alors un évènement rarissime. Le froid mordant attaque même les plus mordus. Les  Floripèdes, pourtant censés résister aux températures les plus extrêmes, se voient dans l’obligation de marquer des arrêts répétés dans les endroits ensoleillés, et de se mettre en mode « lézard ». Ceci afin de réguler leur température corporelle et activer leur métabolisme. En cette journée d’automne où la nature expire, certaines dames sont (presque) en mode survie. Le guide, véritable ange gardien, a tout prévu. Ne reculant devant aucun sacrifice, il est prêt à faire don de son corps …mais auparavant, il sort de ses poches des petites chaufferettes périmées qui mettent un peu de temps à chauffer avant de miraculeusement dispenser une énergie calorifique. Nos élégantes frigorifiées reviennent à la vie et hurlent de joie. Ce guide est trop fort. Il y tâte en acétate.

    Une fois la gent féminine sauvée par le Tarzan de la montagne noire à la bouillote magique, nous continuons notre longue descente sur une succession de beaux sentiers avec une  vue splendide sur la plaine de Mazamet. Nous voilà arrivés aux voitures après une rando frisquette de 20 km pour 575 mètres de dénivelé. Comme il n’est que 15h, nous avons tout le temps de nous arrêter à Soual au café le Soualou, où Jeanne-Marie à l’amabilité de nous offrir un pot à l’occasion de son anniversaire (merci à elle). Evidemment, Pierre reçoit des louanges méritées. En plus d’avoir été parfait sur le sauvetage, il a été royal sur le guidage. Romain Rolland disait : « Un héros, c’est celui qui fait ce qu’il peut. Les autres ne le font pas ».

    Jean-Michel

  • Photos VILLEMUR

    7 Floripèdes / 10 km / 180m dénivellé

    Pour nous être inscrits malgré le temps incertain, nous avons été récompensés par le soleil en cours de rando

    Animatrice : Solange

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  • Photos Lastours 11 le 20.11.25 de Solange, Patrice

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    Animateur: Hubert

  • CR de Jean-Michel – Lastours- (Aude) – le 20/11/2025 – menée par Hubert.

    CR de Jean-Michel – Lastours- (Aude) – le 20/11/2025 – menée par Hubert.

    Véritable trésor au sommet de la montagne, les Châteaux de Lastours sont les témoins d’un passé glorieux façonné il y a 4 000 ans par les hommes et les femmes ayant découvert les richesses de la Montagne Noire. L’exploitation des minerais remonte à la période Romaine, la montagne des Barrencs, située en face de l’éperon rocheux, abrite en son cœur une multitude de galeries ayant servi à l’extraction du cuivre, de l’argent, du plomb et de l’or. Outre les différentes découvertes archéologiques, les écrits attestent pour la première fois de l’existence du site de Cabaret en 585.

    Au cours du XIIᵉ siècle, sont construits les trois châteaux sentinelles : Cabaret, Quertinheux et Surdespine. Les seigneurs de Cabaret ayant prêté allégeance au vicomte Raimond-Roger Trencavel de Carcassonne, leur influence grandit, tout comme la seigneurie qui prospère par l’exploitation de ses richesses minières. Pour affirmer le pouvoir de l’église de Rome et sa grandeur, le Roi de France, Louis IX (Saint Louis), ordonne la destruction des châteaux. Ce n’est que quelques années plus tard, que le Roi demande à ce qu’ils soient reconstruits. Ce ne sont pas trois mais quatre édifices (avec la Tour Régine) qui sont érigés sur le sommet de l’arête rocheuse. Depuis ce jour, les quatre Châteaux de Lastours trônent en ces lieux et gardent la majestueuse Montagne Noire.

    Nous sommes 16 Floripèdes frigorifiés (10 châtelaines, 6 troubadours) à enfiler nos chaussures sur le parking situé à l’entrée du village. Hubert, le guide du jour, très compatissant, donne le signal du départ et nous propose un petit échauffement à sa manière avec deux pas en avant, trois en arrière, puis encore trois pas en avant et de nouveau deux en arrière. On est chauds. Nous voilà sur un beau chemin qui grimpe au milieu des oliviers, des pins sylvestres, des chênes verts et des figuiers. La végétation méditerranéenne s’étale devant nous, pour notre plus grand plaisir.

    Moins esthétique, le puits Castan et sa grande poulie, dont le chevalement est particulièrement imposant nous renvoie à un passé industriel qui a fortement marqué ce territoire. De la mine, on extrayait du cuivre, de l’argent et de l’or. De l’or au soleil…le site minier se reconvertit en 2010 dans la production d’énergie solaire. Au village de Villanière, un panneau interroge : de ce qui sort de la mine, quel est le plus précieux ? Le charbon, le fer ou l’or ? Réponse non, c’est l’homme ! Toujours facétieux le guide délaisse ses collègues randonneurs qui n’écoutent rien… et préfère s’occuper de deux jolis petits ânes qui, il faut bien le dire, ont bonne mine.

    Peu après avoir effectué une pause, nous nous propulsons  sur une très sévère côte avec de la terre et des cailloux qui se dérobent sous nos chaussures. Bizarrement, la troupe s’étire et les bavardages cessent. Nous sommes sur le chemin des mineurs. Arrivés en haut nous sommes un peu essoufflés. Le guide blagueur annonce, mine de rien, qu’il faut faire demi-tour…Heureusement, il n’en est rien. Soudain, l’influenceur Bernard insiste fortement pour que nous fassions un détour afin d’aller voir un point de vue. Le guide sympa, rumine dans sa barbe. Finalement, il valide ce petit supplément en aller-retour, tout en prenant soin d’indiquer à tout le monde qu’il n’y a pas d’obligation. Quelques  privilégiés ont la bonne idée d’écouter  le duo «Hubernard» (quand l’un dit blanc, l’autre dit noir…). Ils se retrouvent devant un panorama absolument exceptionnel avec devant eux les quatre châteaux et les cyprès majestueux qui ajoutent à la magie du site, avec au loin la chaîne des Pyrénées dans les nuages.

    Nous évoluons maintenant dans la forêt, sur de vieux chemins (soutenus ou bordés de murs de pierres) qui permettaient aux anciens de sillonner la région. Il s’agit d’un témoignage du passé et on a l’impression que chaque pierre a une histoire et chaque fissure un secret. Comme il est midi lorsque nous arrivons dans les Ilhes…, nous trouvons une place au soleil (et à l’abri du vent), afin d’attaquer un casse-croûte bien mérité.

    Le redémarrage s’effectue avec une belle grimpette au programme, agrémentée d’une odeur tenace de thym. A Fournes-Cabardes seul un chien sympathique nous accueille, le village est désert. A Limousis, c’est la même chose. Aussi, afin d’essayer de réveiller ces maisons endormies, une pièce de théâtre improvisée débute. Il s’agit d’un drame en deux actes. Premier acte, la troupe est aux abois. Les hommes gesticulent pendant que les dames essuient une larme au coin de leurs jolis yeux. On a perdu le guide ! Deuxième acte, le guide arrive. Il vocifère. C’est un classique ! La troupe salue le public absent et continue son chemin.

    Un étroit sentier, avec des passages où il est conseillé de bien garder son équilibre, nous ramène à Lastours. Au détour d’un virage s’offre à nous une vue somptueuse sur les quatre châteaux. Ces ruines, éclairées par une belle lumière de fin de journée d’automne, se détachent dans un ciel bleu d’une pureté remarquable. Une vraie belle carte postale. Pourquoi quatre châteaux ? Qui était la princesse au collier ?…Pour ceux qui souhaitent tout savoir sur les châteaux de Lastours, il est possible de se rendre sur le site suivant  https://share.google/OtnP5XuBWLyATmsj2

    Arrivés aux voitures après 18 km pour 870 m de dénivelé, nous sommes tous ravis d’avoir passé une aussi belle journée de pleine nature. Bernard a eu grandement raison de mettre au programme cette randonnée magistralement dirigée et animée par Hubert. Le Cabardès est constitué d’espaces ouverts ou encaissés qui hésitent entre montagne et Méditerranée, entre châtaignier et olivier. C’est d’une sobre beauté. Guillaume Apollinaire écrivait : « mais ici comme ailleurs, je le sais, la beauté n’est la plupart du temps que la simplicité».

     

    Jean-Michel

  • Photos Le Moulin de Pichobaco(09) le 13 nov 2025 de Solange et Patrice

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    Animateurs : Bernard et Patrice

  • PV Lac de la Balerne (Hte-Garonne) – Le 28 octobre 2025 – menée par Nicole H. 

    Nombre participants  : 13

    Randonnée  :10,5 km / Dénivelé  : 150 m

    Durée  : 2h30

    Météo  : Ensoleillé, un temps d’été

     

      

  • Photos Etang de Peyregrand 09 le 16.10.25 de Patrice , Solange, Murielle

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    ANIMATEUR :J;MICHEL

  • CR de Jean-Michel – Etang de Peyregrand (Ariège) – le 16/10/2025 – menée par JM.

    CR de Jean-Michel – Etang de Peyregrand (Ariège) – le 16/10/20254 – menée par JM.

    La vallée de Siguer est une ancienne vallée glaciaire, elle conserve ses formes caractéristiques : des flancs pentus et des fonds étroits, avec des cols à des altitudes élevées. Enclavée par de hautes montagnes, cette vallée est un lieu de passage : muletiers, porteurs, migrants, contrebandiers et, pendant la dernière guerre, des passeurs avec leurs candidats à l’évasion. Au VIIIème siècle, la vallée de Siguer fut le théâtre sur le plateau de la Unarde, à 2250 mètres d’altitude, de l’affrontement des soldats francs de Charlemagne avec les armées sarrasines. Les objets recueillis en ce lieu (un scramasaxe, des poignards, des épées…) témoignent de cet épisode historique. Bien plus tard, alors qu’il a assis sa domination sur le piémont nord pyrénéen, Fébus souhaite profiter des terres du Siguer pour deux raisons : essayer de s’approprier l’Andorre toute proche (puisqu’il en était déjà le coprince, mais il n’obtint pas gain de cause) et aussi, comme il était fin chasseur, traquer l’ours et le loup présents dans la vallée.

    Arrivés au parking de Bouychet (un peu au-dessus de Siguer), 9 Floripèdes (5 oursonnes, 4 louveteaux) enfilent leurs chaussures dans une atmosphère un peu fraiche, mais avec une météo prometteuse. Il est 8h45, lorsque nous attaquons le premier raidillon dans une hêtraie parsemée de buis. Rapidement le bruit du torrent nous accompagne dans notre ascension, mais pas que. En effet, un oiseau, que personne n’est capable d’identifier, s’amuse à jouer avec nous puisqu’il nous précède, mais sans que l’on puisse apercevoir son plumage. A moins qu’il ne s’agisse d’un dahut volant ?!

    Plus haut, sur un petit pont de pierres, nous apprécions les cascades du ruisseau au milieu d’un décor de roches et d’arbres au feuillage sublime. Les couleurs d’automne sont bien présentes et nous avons l’impression d’assister à un concours de beauté qui se déroule devant nos  yeux émerveillés. Le camaïeu de couleurs du jaune en passant par l’ocre, le rouille et le rouge est divin. Le guide propose de laisser aujourd’hui de côté la performance, afin de contempler dame nature jusqu’à l’excès.

    Après de multiples virages, le spectacle est encore plus beau. La vallée s’ouvre sur une estive avenante avec  un soleil qui nous aveugle par sa puissance et nous oblige à un arrêt « lunettes de soleil » indispensable pour tous. Nous déambulons sur un sentier enherbé qui traverse la jasse de Brouquenat. Pour info, une jasse est un espace herbeux autrefois utilisé comme enclos de nuit pour les troupeaux (c’est aussi une bergerie, ou bien encore un fromage…). Peu après, un chemin de rochers nous fait travailler l’équilibre, au milieu de rhododendrons dont certains sont encore en fleur.

    Nous longeons l’étang  de Brouquenat d’en haut qui est  peu profond. Les rives sont marécageuses et envahies d’herbiers. Nous pouvons apercevoir une cabane surmontée d’une drôle de cheminée. L’une d’entre nous est persuadée qu’il s’agit d’une boîte aux lettres (!). Le guide propose aussitôt à la troupe de s’alimenter, de s’hydrater et de mettre une casquette ou un chapeau…Il est possible aussi que l’altitude soit à l’origine des premiers vertiges.

    La dernière partie de la montée est très exigeante et des cairns bien positionnés permettent de se repérer au milieu des amas de roches. Arrivés à l’étang de Peyregrand, c’est un  panorama de toute beauté qui s’offre à nous. C’est sauvage et très beau. Nous sommes seuls. La magie du lac nous offre un paysage où le visible se noie dans la profondeur des eaux. Quel spectacle ! Comme il est 13 heures, rapidement nous nous installons confortablement sur la berge, afin de casser la croute avec une vue imprenable. Pendant le repas, chacun donne libre cours à ses appréciations. Les superlatifs sont nombreux. Odile (inscrite la veille à 22h55 par son secrétaire particulier…) répète à l’envi « mais que c’est beau ! », le serre file (impeccable dans son rôle) dit même qu’il s’agit d’une rando qui « friiiiise » la perfection.

    Ce lac est entouré par de grands herbiers immergés. Il se situe sur le flanc est du Pic des Redouneilles (2 485 m), dans un vallon qui conduit au Port de Siguer. Légèrement plus haut à l’ouest, se trouvent les étangs des Redouneilles des vaches et des Redouneilles des brebis. L’étang de Peyregrand envoie ses eaux par une conduite souterraine vers le barrage de Gnioure. D’une superficie de 3 hectares, c’est un site prisé par de nombreux pêcheurs. On y observe des truites fario, des saumons des fontaines et des vairons.

    Le redémarrage s’effectue tranquillement et avec une certaine prudence car le fait d’enjamber certains rochers requiert  de faire preuve d’un grand équilibre. Lorsque la situation l’impose ces dames se mettent même en mode « toboggan »… La longue descente sollicite les genoux et il se dit même (mais chut !) que quelques pirouettes de haut niveau sont  exécutées avec une grande élégance, mais sans la moindre gravité. L’arrivée aux voitures (après avoir parcouru 14,5 km pour plus de 1000mètres de dénivelé) se fait dans la joie et la bonne humeur.

    A Tarascon, le guide du jour offre un rafraichissement, mais c’est bien le moins qu’il puisse faire car,  de nombreux progrès sont à réaliser : en ornithologie (ce drôle d’oiseau s’est montré incapable d’identifier le chant d’un oiseau entendu en début de rando), en géologie (impossible pour lui de qualifier une roche de couleur blanche), en psychologie (pourquoi recommander aux dames de se déshabiller ou de se rhabiller sans cesse ?), en philosophie (le garçon semble obsédé par la contemplation de la montagne).

    Dans son livre « Marcher, éloge des chemins et de la lenteur », David Le Breton écrit : « Le randonneur renoue avec une certaine innocence, ce sont des émerveillements d’enfance qui le saisissent à nouveau, et lui, dont la vie quotidienne est souvent si chargée de tâches à accomplir, s’arrête ici pour de longues contemplations des animaux, des plantes ou des paysages, comme si l’éternité était avec lui ».

    Jean-Michel