Un peu d’ingénierie
Savez-vous où l’on produit de la poudre (à canon) en France ?
Depuis le 20 mars 2025, à Bergerac, la nouvelle usine de production de poudre pour obus d’artillerie d’Eurenco fonctionne jour et nuit.
Leader européen des explosifs, propulseurs et combustibles militaires, EURENCO fournit également des explosifs pour le secteur civil (perforation de pétrole et de gaz, mines) et possède la plus grande capacité de production mondiale de 2-EHN (additif pour carburant).
Un peu d’histoire
La poudre à canon est le premier explosif chimique découvert, et le seul connu jusqu’à l’invention de la nitrocellulose, de la nitroglycérine et du TNT au xixe siècle.
La poudre noire fut découverte en Chine en 220 avant Jésus-Christ. En 690, les arabes ont utilisé la poudre noire au siège de La Mecque. Et c’est au XIIIe siècle qu’elle est arrivée en Europe.
La poudre noire est un mélange de salpêtre, c’est-à-dire du nitrate de potassium, ou éventuellement du nitrate de sodium, auquel sont ajoutés 15 % de charbon de bois, qui fournit le carbone, et 10 % de soufre. Cette recette simple a fait merveille pendant de nombreux siècles.
La Poudrerie Royale s’implante au nord l’île du Ramier dès 1667, elle se développe considérablement et devient Poudrerie Nationale à la Révolution. Afin d’éloigner ses activités du centre ville à cause des risques d’explosion mais aussi pour étendre sa surface d’exploitation, elle se délocalise plus au sud en 1851 puis s’installe sur celle d’Empalot à partir de 1877.
La Poudrerie franchit la Garonne à partir de 1914 pour établir des ateliers sur le site de Braqueville Elle a notamment été très active durant la première guerre mondiale,Les derniers vestiges de l’ancienne Poudrerie Nationale de Toulouse sont visibles sur le site de 1851 : les bâtiments d’accueil de 1852 et la tour de l’horloge de 1864 sont encore conservés ainsi que la passerelle de 1863 reconstruite en 1915.
La Poudrerie Nationale est devenue la SNPE, Société Nationale de Poudres et Explosifs en 1973 et a continué ses activités en se spécialisant, sur le site de l’île d’Empalot. Les usines n’ont cessé leurs activités que dans les années 2000 pour entrer dans une phase de reconversion industrielle.
Installée à Toulouse sur le site de Braqueville, la Poudrerie est un établissements industriel qui travaille pour l’Allemagne entre 1940 et 1944. Elle fabrique divers types d’explosifs. Très tôt, la Résistance envisage d’arrêter une production qui renforce le potentiel militaire allemand.
- Plusieurs sabotages intérieurs endommagent le matériel et freinent le rythme de la production, notamment le 10 avril 1944 quand une trentaine de moteurs électriques sont détruits. Mais cela ne suffit pas.
- Dans les premiers mois de 1944, une équipe de sabotage venue de Bordeaux, réalise un premier sabotage extérieur.
- Dans la nuit du 27 au 28 avril 1944, une équipe de 18 jeunes gens s’introduit dans la Poudrerie, place des explosifs sur des pompes à haute pression. Six d’entre elles sont détruites. Les dégâts sont considérables. 60% de la production est paralysée pour une période indéterminée.
- Dans la nuit du 1er au 2 mai, la Poudrerie est bombardée et les quartiers voisins d’habitations (Empalot, Saint-Agne, Pech-David) ne sont pas épargnés : il y a une vingtaine de morts et une soixantaine de blessés (la presse officielle avance le chiffre de 47 morts et de 65 blessés)
- Un nouveau sabotage sera réalisé le vendredi 26 mai 1944. par un homme seul Lambert, ingénieur de la Poudrerie
Un peu de Randonnée
C’est la rentrée pour une vingtaine de Floripèdes
Quai de la Daurade
Quai Tounis
La passerelle Anita Conti (Empalot) Érigée au-dessus de la Garonne, la passerelle relie le quartier Empalot à l’île du Ramier. Cette réalisation, Passerelle Anita Conti, rend hommage à la célèbre océanographe, journaliste et photographe française, figure pionnière dans l’histoire maritime du XXe siècle.
La Poudrerie
La Garonne rive gauche
La Prairie des Filtres
Le port de la Viguerie (port fluvial sur la rive gauche de la Garonne à Toulouse qui desservait le quartier Saint-Cyprien)
Un bel éclairage soleil couchant sur les briques rive droite (n’est-ce-pas Anne ?)
Le pont Saint-Pierre (relie l’hôpital de la Grave à la place Saint-Pierre). C’est un pont au tablier métallique, entièrement reconstruit en 1987.
la place Saint-Pierre





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