CR de Jean-Michel – Barbaira – le 21 oct. 2021 – menée par Bernard

 Le gymkhana de Barbaira pourrait rester célèbre chez les Floripèdes tant les chauffeurs ont été soumis à rude épreuve dans ce petit village, en ce début de journée. Imaginez un peu, des rues extrêmement étroites, des voies sans issues, des trains passant à une vitesse folle, une noria de voitures amenant des enfants à l’école, et le pompon : un concours de marches arrière. Il se murmure même qu’un Barbairanais a été sollicité afin d’ouvrir le portail de son jardin pour faciliter une manœuvre…
Après toutes ces émotions, les 21 Floripèdes présents sont tout heureux d’emprunter un sentier odorant avec des cyprès et des pinsapos (ou sapins d’Espagne) dont quelques uns ont été abattus par une récente tempête. Le chemin bordé de monticules de rochers de formes diverses est agréable, surtout lorsque nos pieds évoluent sur un tapis confortable d’aiguilles de pin. L’arrivée sur une petite route permet un regroupement (mais n’arrête pas pour autant les bavardages, la tchatche serait elle une activité très appréciée chez les Floripèdes ?!).
Au « Pas de Roland », Bernard, le guide du jour, cherche une brèche et s’assure que tous le monde suit, afin de ne pas avoir à jouer de son cor… Le sentier serpente maintenant au milieu des asters (merci Pl@ntnet, application gratuite développée par des chercheurs de l’Inra notamment et basée sur l’identification par l’image) et des chênes verts. Malgré un panneau annonçant un risque de chutes, nous allons voir un panorama sur la montagne noire… dans les nuages. La descente dans les arbousiers nous permet d’entendre le doux bruit de la civilisation, par autoroute interposée.
Plus loin, ceux qui n’ont jamais parcouru ce secteur de la montagne d’Alaric sont très surpris de se retrouver face à de drôles de curiosités géologiques. L’explication donnée par les scientifiques est la suivante : l’eau s’est introduite dans les fissures des roches, a gelé et fragmenté leurs bases, créant ainsi ces splendides bénitiers. S’en suit une avalanche de photos. Christiane se contorsionne au risque d’attraper un tour de rein dans l’espoir de réaliser le plus beau cliché. Ensuite, nous évoluons dans un tunnel de verdure qui se termine par un petit passage en dévers nécessitant une grande attention. Tout ceci se déroule sous l’œil de bons Samaritains un peu coquins, placés en contrebas, qui n’attendent qu’une chose (malheureusement sans succès), qu’une belle Floripède leur tombe dans les bras…
Geneviève désigne le château de Miramont comme lieu de nos agapes. Cette place Wisigothe à été érigée par le roi Alaric II. En 1209, Chabert, le seigneur de Barbaira combat au service du Comte de Toulouse, Raymond VI, contre Simon de Montfort et perd Miramont. A l’apéritif nous avons droit à trois rayons de soleil et au dessert trois gouttes de pluie qui provoquent un départ immédiat.
Pourtant, le redémarrage s’effectue en douceur ce qui permet, chemin faisant, de nombreuses cueillettes de thym (une plante médicinale aux 27 bienfaits, rien que ça !). Plus haut, le paysage s’ouvre et nous pouvons apercevoir, au loin, le lac auprès duquel nous sommes garés. Après une pente caillouteuse, puis une sente magnifique dans une pinède, le guide propose de faire deux groupes. A cet instant, les « anciens » désignent l’endroit exact où une chute a nécessité la venue d’un hélicoptère et…14 points de suture.
Les « raisonnables » se dirigent sur le bas d’un sentier, tandis que les « intrépides », après avoir fait une demi prière au prieuré, attaquent une très belle montée dans les buis et les cailloux. L’arrivée au sommet se fait dans un mouchoir de poche. Françoise, qui a longtemps mordillé les mollets de l’échappée du jour, aurait mérité la victoire. La très longue descente qui s’en suit sur l’autre versant de la colline se fait à un train d’enfer, sauf à l’approche du « Pas de la mort » car, tout d’un coup, bizarrement tout le monde fait du sur place…Finalement, nous galopons vers les voitures en remerciant Bernard pour son sans faute sur les 19 kilomètres parcourus (un peu plus de 700 mètres de dénivelé cumulé).
C’est donc bien vivants que nous nous retrouvons sur la grande terrasse d’un café de Trèbes aux choix de consommations limités, avec une serveuse qui vante une partie de son anatomie alors que personne ne lui demande rien, sauf à boire… Heureusement, son langage graveleux est vite oublié grâce à Régine et son merveilleux moelleux !
Jean-Michel 

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  1. Régine /

    Bravo Jean Michel pour ce compte rendu très complet !!! merci à notre guide et aux Floripèdes présents. A très vite …

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