CR de jp – Aujols – 23 janv. 2020 – menée par René

Vous êtes certainement comme moi, la radio, la télévision, les médias, rien que de mauvaises nouvelles, les retraites, les Gilets Jaunes, Davos, l’Iran, la Chine et son nouveau virus, la Chine et Trump, Trump et son procès, le dernier épisode cévenole, l’alerte rouge dans l’Aude, le nouveau baccalauréat, je pourrais écrire tout le compte rendu sur ces nouvelles calamiteuses. Or !!! Juste au retour de la randonnée autour d’Aujols (18km – 400m de dénivelé – petit groupe de 10 Floripèdes mené par René – Qui a eu peur de la pluie ? hein, je vous le demande ?), j’apprends que l’on va ouvrir nos cafés et je veux vous transmettre cette excellente info : vous le savez, le jeudi, en fin de rando, nous souhaitons, la plupart d’entre nous, nous ressourcer dans un moment convivial autour d’une bière ou bien d’un panaché (attention aux sucres) ou bien d’un vin chaud ou bien d’un chocolat bien d’un café allongé ou bien d’un pastis (n’est-ce-pas Mireille ?) sur les moleskine d’un bistrot, véritables lieux de rassemblement collectif et de détente. ET ce n’est pas aisé ! Car ils ferment !!!

La bonne, la vraie, l’excellente nouvelle c’est que face à ce constat, le groupe SOS a lancé l’opération 1000 cafés, dont l’objectif est clairement défini : revitaliser les petites communes rurales en ouvrant ou en reprenant 1000 cafés dans 1000 communes de moins de 3.500 habitants. « Le but est de créer un café par village, dans 1.000 villages. Nous ne voulons pas nous implanter dans une commune qui a déjà son bistrot« , confie Chloé Brillon, directrice de projets dans le groupe SOS.

Le 12 septembre 2019, un appel à candidatures était lancé. Aujourd’hui, le groupe SOS a reçu plus de 500 réponses au niveau national, et 67 en Occitanie. Parmi les départements concernés, nos territoires de randonnées, le Lot, l’Aveyron, la Lozère, le Tarn-et-Garonne, le Tarn, l’Hérault, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, l’Ariège, l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Si ce projet se concrétise, nous n’aurons donc plus de problèmes pour nos fins de randonnée

La randonnée d’aujourd’hui, dans le sens des aiguilles d’une montre, de mare en mare, de lavoir papillon en lavoir papillon, de caselles en gariotes, d’Aujols à Cremps, de Laburgarde à Aujols, nous avons apprécié les Causses, les truffières. Les causses du Lot, royaume de la pierre, sont aussi celui de l’architecture de la pierre sèche. On y découvre de petites constructions de pierre sèche. Il semble que le terme le plus ancien utilisé soit celui de cazelle employé plus spécifiquement au Nord de la vallée du Lot et sur le causse de Gramat. Le terme cabane (cabana) s’emploie surtout au sud de la vallée du Lot et sur le causse de Limogne. Celui de gariotte, même s’il est le plus prisé, n’est utilisé que dans les alentours de Cahors. En Languedoc on les appelle capitelles, mais leur appellation et leur forme varie suivant les régions : cabanes en Périgord, cadoles en Champagne, tonnes en Auvergne ou chibelottes en Velay. Ces abris, quel que soit le nom qu’on leur donne, n’ont pas plus de deux siècles. Les constructions en pierre sont issues de la mise en culture de terrains où la roche est affleurante. L’épierrage de ces terres était une pratique nécessaire consistant à débarrasser les parcelles des pierres, cailloux ou blocs gênant la culture.

Lavoir-papillon

Et les puits cadenassés, chacun a son propriétaire, indépendant du voisin et alimenté par des résurgence. Tout n’est que cailloux, la terre en est remplie, les petits murets en attestent la présence. Ces murets édifiés à la sueur des hommes et aux lumbagos des paysans pour bonifier le terrain. Autrefois terrains de culture et pâtures à moutons et redevenus forestier, dominé par l’érable de Montpellier et le chêne truffier. C’est aux environs du 15 août que naissent les truffes, la récolte se faisant en hiver, d’antan au cochon et maintenant au chien. 

Avant de retrouver nos voitures, nous avons longé un sinistre puits où Marianne Cagnac, cette pauvre jeune femme qui fut tuée, pour suspicion d’adultère (sans doute un prétexte pour une affaire plus complexe) par son mari en 1871. Sur une croix cette épitaphe : « A la mémoire sans tache de Marianne Cagnac, noyée dans cette fontaine la nuit du 6 au 7 âout 1871 par Jean Miquel son mari … Ayez pitié du nous »

Marianne Cagnac

Merci René pour cette agréable promenade… sans pluie et pour le pot offert à Lalbenque pour fétêr ton anniversaire

Crédit Photos

CR de Nicole C. – 21 mai 2019 – Aujols

CR de jp – 19 avril 2018 – Cénevières

CR de Mireille – 16 octobre 2017 – Vacaire

Il reste 2 commentaires Aller aux commentaires

  1. Thedenat /

    Félicitations pour ce superbe CR écrit dans la foulée le soir même ! J’espère ne pas trahir notre épistolier qui me disait être lessivé quand il rentrait chez lui après les randos … En tout cas, je constate que ses méninges fonctionnent sacrément bien !

    Mireille

  2. Adele /

    Bravo pour ce compte rendu détaillé pour ceux qui n’ont pas fait la rando et les autres. Pour info, ce week end se tient à Lalbenque la fête de la truffe . Et là, les bistros et restos seront ouverts.

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